Les enjeux de santé publique - Nouvelle publication du GIEC local

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Dans son cinquième rapport d’évaluation (2013-2014), le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a confirmé que la santé humaine était sensible au changement climatique. La variabilité des facteurs climatiques (température, précipitations, vent, évènements extrêmes, etc..) a une incidence directe sur la santé des êtres vivants, et notamment la santé humaine.

Ces conditions climatiques, auxquelles s’ajoutent des facteurs anthropiques (mobilités humaines, commerce international, etc...), favorisent l’apparition ou l’expansion d’espèces nuisibles à la santé humaine. Quatre de ces espèces ont été étudiées dans ce cadre : la tique, le moustique tigre (Aedes albopictus) et la chenille processionnaire du pin et du chêne. La tique et la processionnaire du chêne sont actuellement présentes sur le territoire de la Métropole, tandis que le moustique tigre et la processionnaire du pin s’en approchent de plus en plus. Il est donc très probable que ces espèces atteindront prochainement nos contrées et que les habitants seront soumis à de nouvelles maladies ou d’autres effets sanitaires véhiculés par ces espèces.

D’autres enjeux sanitaires sont également en relation avec l’évolution de la ressource en eau et de sa qualité, et du risque inondation. Ce risque engendre notamment des dégâts matériels et des traumatismes aussi bien physiques sur le moment présent, que psychiques sur la période post-crise (par exemple stress ou dépression suite à une perte de revenus ou de la dégradation d’un habitat). De même, la dégradation de la qualité de l’air engendrée par le changement climatique (cf synthèse sur la qualité de l’air) pourrait avoir des effets plus délétères sur l’appareil respiratoire des habitants de la Métropole, sachant que les maladies respiratoires y représentent actuellement la quatrième cause de décès.

L’ensemble de ces facteurs se répercuteront sur les inégalités sociales de santé du territoire de la Métropole. Certaines populations sont notamment plus à risques : les personnes âgées (75 ans et plus), les enfants, les femmes enceintes, des personnes atteintes de pathologies chroniques, les personnes travaillant en extérieur, ou encore les personnes les plus modestes et sans domicile fixe.

Par ailleurs, les services et les établissements de santé sont directement concernés par les effets du changement climatique et les dégâts causés par les évènements extrêmes. C’est la raison pour laquelle des recommandations sont formulées pour améliorer la connaissance sur le sujet auprès des professionnels du secteur et renforcer les coopérations pluridisciplinaires.

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