La Métropole Rouen Normandie s'engage

  • Réduire par 2 les consommations énergétiques actuelles du territoire 
  • Multiplier par 2,5 la production d’énergies renouvelables (EnR) sur le territoire
  • Atteindre 100% de logements rénovés BBC Réno
  • Participer à une stratégie de développement des EnR au niveau régional en partenariat avec la Région Normandie et les territoires volontaires, en particulier les intercommunalités voisines avec qui des contacts sont en cours. La Métropole souhaite soutenir le développement des EnR autour de son territoire dans le cadre d’un dialogue stratégique avec la Région Normandie, chef de file de cette compétence.


L’objectif étant, à l’horizon 2050, de faire de la Métropole un territoire 100% énergies renouvelables, c’est-à-dire où la part résiduelle de consommation d’énergies fossiles (liée par exemple à la mobilité) est compensée par la production d’énergies renouvelables. 
Ces actions combinées permettront à l’horizon 2050 de ramener les émissions de gaz à effet de serre à un niveau soutenable pour la planète en les divisant par plus de 4 par rapport à celles de 2010. 

Division par 2 des consommations énergétiques actuelles du territoire

Si cet objectif de réduction par deux des consommations nécessite une implication de tous c’est notamment parce qu’il constitue un réel intérêt et génèrera des co bénéfices partagés par le plus grand nombre. Réduire ses consommations énergétiques permet aussi de réduire sa facture énergétique, et donc d’augmenter les marges (ou de réduire les frais de fonctionnement) des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.

> Les premiers scénarios proposés par les experts mandatés par la Métropole donnent comme objectifs sectoriels les réductions de consommation suivantes entre 2010 et 2050 :

- 73% pour la mobilité

- 71% pour le secteur industriel

- 71% pour le logement

- 61% pour le secteur tertiaire

- 56% pour le fret

 

Secteur du transport (mobilité + fret) 24% des consommations actuelles d’énergie du territoire

De même, la réduction de 64% des consommations d’énergie liées au transport nécessite une mutation de nos modes de déplacements et de nos modes de transport de marchandises. En effet si les avancées techniques permettront de réduire les pollutions et d’utiliser des énergies renouvelables, ainsi que de l’hydrogène, la forte réduction des consommations ne sera possible qu’en accompagnant le développement de l’usage du vélo, de la marche à pied, des transports en commun et du covoiturage par les habitants et un transfert modal du transport de marchandise vers le fleuve et la voie ferrée.

Secteur industriel 35% des consommations actuelles d’énergie du territoire

Enfin, notre territoire est riche d’un important tissu industriel. C’est le secteur le plus consommateur d’énergie et donc le plus sensible au coût de l’énergie. Pour atteindre l’objectif de 71% de réduction de ses consommations, le secteur devra notamment réaliser des économies dans les process industriels, ainsi que développer davantage l’économie circulaire, qui valorise ce que certains considèrent comme déchets et sont des ressources pour les autres. Il s’agit aussi d’un levier pour renforcer la compétitivité de nos entreprises dans la concurrence internationale.

Secteur du logement : 25% des consommations actuelles d’énergie du territoire

Concrètement, une réduction de 71% des consommations doit se traduire dans le secteur du logement par une isolation performante de 100% des habitations au niveau des bâtiments basse consommation BBC) d’ici 2050. Cela nécessite une robuste structuration de la filière de rénovation du bâti qui ne peut se faire que progressivement. Le modèle de massification de cette rénovation est en cours de définition et sera proposé d’ici mi 2018. Il impliquera la filière de la rénovation mais également les grandes intercommunalités de Normandie avec lesquelles des mutualisations seront recherchées. Les premières projections permettent d’avoir l’ambition de passer de 1700 logements rénovés par an actuellement à plus de 3500 en 2025 et 5000 en 2030.

À la clef : 9 M€ d’économies annuelles sur la facture énergétique des ménages de la Métropole, plus de 1500 emplois créés et 130 M€ de travaux par an.

Secteur tertiaire 16% des consommations actuelles d’énergie du territoire

Pour réduire ses consommation d’énergie de 61%, des économies devront également être réalisées sur les bâtiments tertiaires publics et privés. Pour les bâtiments publics il existe un fort potentiel d’économies sur les écoles, les salles de sport et les bâtiments administratifs notamment de l’Etat. Pour les bâtiments privés, le potentiel d’économie concerne principalement les commerces et les bureaux.

Thématique